Poste de garde (Jourhaus)

Station 2

Übersichtsplan

La porte principale était l’entrée et la sortie du camp de concentration et des bâtiments administratifs du camp SS. Le passage était fermé par un portail en fer forgé, que les détenus franchissaient lors de leur arrivée au camp. Ils devaient également la traverser quotidiennement lorsqu’ils étaient conduit à leur commando de travail à l’extérieur du camp. La porte principale était la frontière entre le monde extérieur et le camp de concentration. Edgar Kupfer-Koberwitz, un ancien détenu, décrit son arrivée au camp dans l’enregistrement sonore „Les puissants et les faibles“: „La voiture s’arrêta. Nous descendîmes et furent conduit devant un bâtiment bas. Devant nous, un fossé rempli d’eau d’environ quatre mètres de large. De l’autre côté, du fil de fer barbelé était tendu. Un pont enjambait le fossé. De l’autre côté du pont, il y avait un bâtiment au milieu duquel il y avait une porte qui ressemblait à une bouche en train de bailler. Au-dessus de la porte une tour carrée s’élevait au-dessus du toit du bâtiment. Dans la tour se tenaient des gardes à la tête couverte de casques en métal. Des mitrailleuses pointaient en dehors des baies vitrées. Mon voisin me murmura à l’oreille: „Du courant passe dans le fil barbelé. Tu vois la grande place et les baraques plates derrière. C’est là que nous habitons.“

Les baraques scintillaient à travers le fil barbelé. On pouvait voir, même de loin, que tout était tenu de façon méticuleuse, pas même le moins de petit bout de papier par terre. Mais quelque chose d’implacable, de terrifiant, de glacial flottait dans l’atmosphère. Ceci était inquiétant. Une colonne remontait en chantant l’allée de peupliers au pas de marche. Elle se dirigea tout droit vers la porte à pas égal. Tous avaient l’air très pâles. Quelques-uns nous lançaient de furtifs regards curieux, mais aucun n’osait lever la tête. Une grille en fer forgé s’ouvrît pour laisser passer la colonne sous la porte. La troupe passât sous le pont et franchît la porte, marchât ensuite en chantant vers la grande place et disparût entre les baraques.“

Les SS firent apposer la devise: „Arbeit macht frei“ (le travail libère). Cette devise reflète la propagande nazie qui souhaitait cacher ce qui se passait dans les camps de concentration et les présenter à l’extérieur comme des camps de „travail et de rééducation“. Cette devise marque également le cynisme que les SS montraient à l’égard des détenus. En effet, le travail forcé était l’un des principaux instruments de la terreur dans les camps.

Deux plaques commémoratives de la libération du camp par les troupes américaines le 29 avril 1945 ont été apposées sur les murs de la porte.

Historisches Bild

Image du Jourhaus sur jour de la Libération. Photographe inconnu, 29.4.1945
© KZ-Gedenkstätte Dachau

Heutige Ansicht

Image du Jourhaus de 2007.

Detailansicht

En regardant à travers le passage du Jourhaus la porte avec l'inscription "Arbeit macht frei".